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Mail du 30 janvier 2015

Chroniques andalouses de l’an 2015(5)


Lacrima fait le ménage ! Au découplé, tout de suite elle poursuit un lièvre. Je corrige, légèrement, mais assez pour la perturber…On le voit car elle freine, prudente…La tête est en marteau, ce que chez mes chiens veut dire qu’ils ne chassent pas…Puis elle reprend confiance, petit à petit, enclenche la vitesse, coule, arrête plaquée, un couple part des roseaux…Un lièvre aussi ! Mhhhh !!! Je la relance toujours en bordure d’un arroyo, la petite fonce vers un gros tas de roseaux, elle fonce dedans, une dizaine de rouges s’envolent ! Elle y retourne et, cette fois, c’est deux lapins qui sortent.

Un beau soleil est au RDV, la journée est chaude, mais les rouges sont toujours dans les oliviers ou en bordure des ruisseaux et des longues crevasses… Rares ceux qui vont dans es blés épars. Vers 18.00 h. ils y sont davantage. C’est là qu’on peut amener les jeunes à la laisse leur montrer les oiseaux. Certes les marches et contremarches sont longues et fastidieuses. Difficiles également car les labours sont devenus très durs. Mais il faut prendre le temps ! Inutile de faire des grands parcours avec les jeunes pour s’extasier devant les allures, l’entreprise et tout le bazar…Il n’y a pas assez d’oiseaux en plaine et le peu de rouges qui y sont ne font que piéter… Les jeunes s ‘énervent, nasillent, contrôlent au sol, fouaillent et foutent en l’air…

Mais le travail, non je ne dirais pas le travail, car ce n’est qu’une passion…non, la patience paie ! A la laisse les jeunes remontent, nez au vent, ils regardent les rouges s’envoler, on les calme, on tire un coup en l’air, on les caresse, on montre qu’on est contents…On voit aussi la façon de couler du chien, Lucciola est très setter, Ninfa aussi, Luna et Lacrima plus brutales ! New Wave également

Il n’est pas rare non plus de croiser un lièvre ou un lapin…Un non à haute voix et un coup de laisse… C’est déjà un peu de dressage …

 Un vent bizarre hier… Un vent changeant, du nord, d’ouest ? Un vent assez fort et frais en tout cas. Rouges très légers, ils s’envolent loin. Un très beau parcours de Luna, bien calée au vent mais elle oublie un couple et un autre s’envole alors qu’elle contrôle à toute vitesse une bordure. 

Je sors ma dernière petite à la laisse vers 19.00 h. dans l’obscurité. Je sens qu’elle tire sur la laisse, elle remonte, j’entends l’envol du couple…Un coup de feu retentit dans l’obscurité.

On passe la soirée avec Boitier Mura, une excellente soirée. Un repas copieux et bien arrosé.


mail du 27 01

Chroniques andalouses de l’an 2015 (4)


Le soleil est présent depuis deux ou trois jours, on a même entre 22 et 25° au soleil, certes, mais les blés sont très petits et c’est une constatation générale a Marchena, à quelques exceptions près…

Les labours sont omniprésents, secs et durs, les coussinets des chiens en souffrent. Mais les perdreaux y sont, car le sol des parcelles de blé est gras et humide. Par ailleurs on a beau dire que les perdreaux sont dans les « arroyos » ou dans les oliviers et, c’est vrai, mais c’est de l’opinion de tous qu’il y a quand même une diminution de ces bestioles là.

Les chiens routiniers prennent des beaux points, mamie Fjalar en est la preuve, elle se refait une seconde jeunesse et montre à sa progéniture indisciplinée et gâtée comment doit chasser un chien d’arrêt. Depuis quelques jours deux points par parcours, oh des parcours de 6/7 minutes, pas plus, mais au moins les jeunes qui l’accompagnent et que je tiens à la laisse amorcent un semblant de patron et voient des oiseaux.

Lacrima l’autre jour m’a pris un point extraordinaire à mes yeux : un arrêt en bordure d’un petit blé sur un isolé debout comme un piquet ! Un arrêt à vue…Elle amorce un petit coulé, oh à peine perceptible, quand l’isolé fait lui aussi un petit mouvement…La chose se répète deux ou trois fois, j’assiste à la scène à quelques dizaines de m. ma jeune Ninfa à la laisse qu’elle tire avec impatience. Puis j’y vais franchement une fois que ma petite se fige définitivement. L’isolé s’envole, Lacrima poursuit…

Lucciola, Lacrima, Luna et Ninfa sont, ou vont être, en feu ! Les mâles sont fébriles, surtout Glaukos, qui devient ingouvernable sur le terrain ! De toute façon la fatigue commence à se manifester, ses coussinets sont rouges car il a donné dans les labours.

Les jeunes sont sortis à la laisse, y compris Ninfa et New Wave, mais les marches et contremarches pour aller chercher les oiseaux ou ils sont n’est pas aisée. Je termine vers 19.00 heures au soleil couchant. Mais j’arrive à sortir tous mes chiens : je débute toujours avec mes chiens qui ne font pas ou plus de compétitions, mes auxiliaires de chasse, Finn, Gea, Failinis, Hassan et Jiolaos qui tous arrêtent ou tapent des rouges et qui ont le mérite de faire le « sale boulot » pour les autres : sortir les perdreaux des bosquets, des crevasses ou des oliviers pour les foutre en plaine. A ce jeux là Failinis et Finn, sœur et frère de Fjalar, sont formidables. Finn dimanche a pris 4 points sur rouges et 2 sur lièvres…

Et à propos de lièvres, ou j’entraîne, il y en a plus qu’en France ! Seuls les galgos qui entraînent ou je suis ne les trouvent pas…Mes setters par contre, les trouvent toujours…

 

 

Bonne journée.


mail du 20 01

Chroniques andalouses de l’an 2015


1)    Il pleut sur cette partie de l’Andalousie ou nous sommes…Il pleut tellement  que seulement pour sortir les chiens pour pisser sur l’autoroute en construction depuis des années et jamais terminée – tant mieux- je suis tout mouillé…

Luis le garde me rejoint : nous avons RDV à 14.00 heures avec e propriétaire du chalet que nous avons loué. Un détour par le « Nueva Andalusia », une petite friture de poissons en passant et de nouveau à Marchena pour la visite du chalet. Il est spacieux, élégant, il y a plus de chambres qu’il nous en faut. Avec le prix qu’on nous demande c’est un peu normal…Mais ça change du chalet de Blanche Neige et les 7 nains de l’an dernier si étroit que tout câlin à maman était impossible…

 

Petit tour de la chasse après. Sous une pluie battante, bien entendu. Grosse et mauvaise surprise ! Très peu de blés,  énormément de labours, on a augmenté la surface d’oliviers déjà très importante, par des jeunes arbres. Chemins impraticables.
Je sors quelques chiens : Lucciola me ravit ! Un terrain difficile, gorgé d’eau et de boue qu’elle attaque avec aisance, belles allures, saute et traverse les nombreux fossés. Il y a des bécassines, plusieurs, elle les tape, elle les poursuit pour finalement arrêter la place chaude d’une de ces bestioles à peine envolées. Ca ne fait rien.
Glaukos s’enfonce dans les labours, indique, coule, reprend sa quête, l’isolé s’envole quand j’arrive ! Idem Fjalar que je sort avec Ninfa à la laisse. Elle arrête trois fois à vide, c’est inexplicable. Elle sort de la main, à presque neuf ans, il ne manquait plus que ça ! Sortie de main de Luna qui ne sent même pas la petite compagnie que je fais voler ; sortie de main de Lacrima plus intéressée à un lièvre qu’aux perdreaux. Demain il faudra bien que je mette en fonction Mister Magic !

 

C’est pas la joie, donc, mes chiens ne sentent pas les oiseaux, les quelques rares rouges, presque pas de blé, très ras encore, et il continue de pleuvoir.
Nous nous rendons à El Arahal rencontrer Pezzotta & friends ce soir.

Demain ça ira mieux.


Chroniques andalouses de l’an 2015 (2)

Les filles à l’honneur.

 

Intéressante discussion au « Nueva Andalusia » avec un éleveur amateur de setters anglais italien…Le chalet que nous avons loué est certes très beau et fonctionnel, mais il n’y a pas d’Internet. C’est donc à l’hôtel que je me rends chaque matin après avoir sorti mes chiens pour leur promenade hygiénique.

On en apprend des choses : je ne savais pas que certains faisaient faire des implants de silicone à ces chiens qui n’ont qu’un testicule…


…Une journée froide avec un vent d’est fort, pas de pluie et même le soleil décide de faire des apparitions plus ou moins longues…Lucciola, comme le 1er jour, fait un beau parcours avec des mouvements très élégants. Elle va loin, certes, mais ce n’est pas vraiment la GQ. Le seul couple qu’elle voit –malheureusement- c’est celui qui s’envole quand, à la laisse,  nous allons chercher le vent ! Glaukos, arrête à quelques m. du chemin de fer, le train passe juste quand je suis près de lui. Je me mets devant pour éviter qu’il ne coule. Le train passé, je vois un couple s’envoler de l’autre côté de la voie ferrée. C’était  celui qu’il arrêtait ?

Lacrima, a qui j’ai mis Mister Magic, pour éviter la sortie de main du 1er jour hésite quelques instants avant de partir…Puis saute l’arroyo qui est la limite naturelle du coto ou j’entraîne (mais Antonio, le chef des gardes de Marchena ferme les yeux) tape un premier rouge, un second ensuite…Et se met en route ! Elle n’a que des labours la petite et j’ai même oublié de lui passer l’huile pour bébés sur son corps…Elle tape encore une ou deux fois, quelques rouges s’envolent par ci, par là, ils piètent beaucoup. Elle fait un énorme lacet, je la siffle car je suis convaincu qu’avec le 18 carats au cou elle va tourner, eh bien,  non ! Plus je siffle , plus elle allonge…Je donne un petit coup, pas trop convaincu qu’elle le ressente à cette distance, mais je la vois tourner et après quelques minutes elle rentre épuisée.

Luna, la fille de Glaukos, a tellement envie de courir qu’elle oublie les oiseaux…Seules Gea, sœur de Glaukos et Failinis, sœur de Fjalar, 9 ans cette année, arrêteront les rouges et de belle manière avec un parcours mené à tambour battant.

Fjalar, justement ! Encore une sortie de main hier…A presque 9 ans elle renoue avec ses pêchés de jeunesse…J’ai pas encore osé lâcher Ninfa et New Wave.

Chroniques andalouses de l’an 2015 (3)

Les ennuis commencent.


La pluie a finalement laissé la place à un beau soleil, mais les températures sont négatives à 8.00 heures du matin. Le sol est gelé, cela ne sert à rien de sortir les chiens…

J’attaque vers 11.00 heures avec les « vieux » chiens. On fait les bosquets et les oliviers pour pousser les oiseaux dans la plaine…Oh, Finn, Failinis, Gea, Hassan et Jiolaos s’en donnent à cœur joie. Ca cherche, sa trouve, on arrête et on poursuit, on tape et encore on poursuit…

Malgré le soleil le vent et fort et froid. Un vent du nord, un vent d’est ! Il balaie la plaine et les oiseaux sont à l’abri dans les « arroyos ». C’est là que les chiens vont prendre les points, dans les bordures : Glaukos, mamie Fjalar qui aura cette année 9 ans mais démontre une vitalité de jeune fille. Deux points par parcours ces deux derniers jours : elle montre à New Wave, son fils,  que je tiens à la laisse les perdreaux. Elle arrête en bordure d’un champ de fèves un isolé alors que sa fille, Lucciola, indisciplinée ne respecte pas son arrêt, fout le bordel, mais maman reste stoïque !! Lacrima prend des points et patronne naturellement, Luna prend aussi les oiseaux, en tape plus qu’elle en arrête et ne veut rien savoir du patron. Les sorties de main de Lacrima et Luna se multiplient, je suis obligé d’utiliser Mister Magic pour les raisonner. Fjalar aussi fait les embardées de sa jeunesse…A presque 9 ans, voyons mamie, est-ce raisonnable ?

New Wave lâché il y a deux jours est récupéré après 2 heures et ½ et par miracle, sa sœur Ninfa est plus souple…Elle tourne à 700-800 m. elle quête comme un bébé de 9 mois, certes, mais le point qu’elle va chercher et prendre sur un isolé, en style, avec décision et très intelligent est celui d’une future grande. Et dire qu’on m’avait conseillé de la vendre car j’ai trop de femelles et on avait presque réussi à me convaincre.

 

Les ennuis arrivent : Lucciola et Lacrima débutent leur chaleurs, ça va être le bordel.


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DES TRIALERS AU SECOURS DES PERDRIX 

 

Un 747 descend doucement et survole les blés comme suspendu en l’air, le bruit est assourdissant et Esther tourne légèrement la tête pour le regarder atterrir quand deux perdrix giclent devant elle à 15 mètres telles deux missiles. Elle est en arrêt et ne les entend pas démarrer mais les aperçoit quand elles entrent dans son champs de vision. Quel agréable surprise pour un passager amateur de chasse en partance pour Dakar ou Bucarest d’admirer de son siège hublot ce magnifique spectacle d’une pointer sage à l’envol dans cet enfer mécanique. Nous sommes à Roissy à seulement quelques centaines de mètres des pistes. Voies de chemin de fer, autoroutes qui se croisent, déchets de toutes sortes, usines, bureaux, avions, kérosène, gas-oil , camps de Roms contraints au braconnage pour survivre, cultures avec traitement comme partout en France : toutes les conditions possibles et imaginables sont réunies contre la survie des perdrix et pourtant c’est trois ou quatre points par parcours à chaque sortie. Bien entendu, aucun agrainoir, pas de piégeage ni le début du commencement de la moindre gestion. J’apprends même que des battues sont organisées quand les consignes de sécurité peuvent être appliquées. Contre toute attente, c’est bourré d’oiseaux et ceux qui habitent la région parisienne le savent bien ! J’ai même pris un point dans le champs où le Concorde s’est écrasé quelques temps plus tard…Il en est tout autant dans certaines zones industrielles ou dans d’autres aéroport en France.

C’est l’antithèse !

Comme moi, la plupart des dresseurs voyagent un peu et sont amenés à visiter des territoires où il y a souvent beaucoup de perdreaux ; ils doivent forcément se poser la même question de savoir pourquoi il y a de fortes densités dans telle ou telle zone de tel ou tel pays alors que le même territoire exploité dans les mêmes conditions ailleurs est vide.

Accoudé au bar, certains usent et abusent des éternels mêmes arguments qui n’ont jamais fait avancer le « schmilblic » : le machinisme agricole, les traitements, la nourriture qui manque, les buses et les fauves…Pourtant, certains territoires sont aménagés et n’ont pas cette réussite insolente du non sens écologique et cynégétique qu’est Roissy. En Andalousie, ce sont des bidons vides de traitement avec étiquettes affichant des têtes de mort qui sont abandonnés au bord des champs et quand le terrain est trop escarpé, les agriculteurs utilisent des engins à chenilles très rapides… Buses, aigles et vautours sont au rendez-vous comme les loups, renards, lynx en Roumanie et pourtant il y a des oiseaux en pagaille !

A force de retourner dans ma tête cette énigme encore plus énervante que le « Rubixcube » à chaque saison de printemps, j’ai fini par me poser une question simple : quel est donc le dénominateur commun de tous ces territoires où il y a autant de perdreaux et la réponse m’est arrivée immédiatement, limpide et claire comme la voix du bon sens : le dérangement. En fait, plus les perdrix sont dérangées et plus elles survivent et se reproduisent ! J’ai aussitôt repensé à l’Espagne où vous ne pouvez rouler 5minutes sur un « camino » en plein milieu de la plaine sans croiser une autre voiture ou voir arriver deux ou trois gardes zélés si vous marchez 50 mètres dans le blé. Avec un peu de chance, c’est la guardia qui déboule. En Serbie, il y a aussi beaucoup de monde qui va et vient à ses occupations en plaine comme dans tous les pays de l’est d’ailleurs et comme c’était le cas en France dans les années 50 quand il fallait beaucoup plus de personnel pour travailler dans les fermes qu’aujourd’hui. Les territoires bien aménagés ce sont aussi des bénévoles passionnés qui circulent en plaine pour agrainer, piéger, surveiller, compter etc… Je me souviens aussi des terrains d’entraînement de René Piat où il y avait beaucoup de perdrix alors que les terrains voisins avaient des densités largement inférieures, tous ses clients et amis le constataient avec étonnement…D’autres dresseurs pourraient témoigner des mêmes faits incroyables. Pour aller du métro au RER, il faut traverser le parc de Villepinte : les compagnies de perdreaux volent de partout. Un client m’avait signalé ce fait incroyable et je suis donc allé sur place vérifier : au milieu des promeneurs, des chiens de toute race qu’on balade, des gosses qui jouent au foot, de quelques golfeurs qui s’entraînent, des banlieusards qui vont effectivement du métro au RER, les compagnies volent et ne cessent de se poser d’un bout à l’autre du parc ou dans les jeunes plantations de sapins. La densité est impressionnante sur une surface qui n’excède pas une cinquantaine d’hectares et le dérangement est maximum. Par contre, je suis revenu quelques jours plus tard avec un chien : impossible de prendre un point avec ces perdrix toujours sur l’œil…Tous les dresseurs vous le diront quand il y a beaucoup de perdrix grises sur une chasse, c’est souvent plus difficile de prendre des points. D’emblée, chacun pense qu’elle s’avertisse entre elles mais je crois plutôt qu’elles sont nombreuse parce que, justement, elles sont très méfiantes.

 

Le secret de la perdrix c’est donc le dérangement. Effectivement, la perdrix ne vole que très peu si elle n’est pas dérangée, c’est une sacrée pièteuse et elle devient donc très vulnérable si elle reste dans le monde des « rampants »; c’est alors une prise facile pour les prédateurs et aussi la première victime du machinisme agricole. Dérangée régulièrement, elle vole, s’aguerrit, se défend sauvagement et donc forcément survit. Son physique change : elle se muscle et n’hésite pas à chercher plus loin sa nourriture ou un conjoint si le secteur en manque. En pleine forme et en pleine possession de ses moyens, elle devient ainsi une formidable reproductrice capable d’élever une quinzaine de pouillards. De vieux gardes m’ont également précisé l’importance du brassage des perdrix au printemps pour changer le sang en favorisant les rencontres nouvelles, ce qui réduit aussi le nombre des triades.

 

En réalité, je vous l’affirme tout ce qui ne tue pas la perdrix, la renforce !

 

L’exemple peut paraître limite aux bien pensants mais c’est un fait historique et tous les études démographiques le démontrent : c’est en temps de guerre et dans les pays les plus pauvres que les hommes ont le plus d’enfants et non pas dans les pays occidentaux où les nantis, gavés et repus s’adonnent à la paresse et à la décadence. C’est malheureusement une loi de la nature et des civilisations entières ont péris de trop de confort et d’oisiveté…

La perdrix est une vraie combattante qui est attachée à son territoire et plus vous la dérangez, plus elle revient défendre son carré de blé : c’est une irréductible gauloise. Votre chien prend un point à 14 heures à la limite de ce blé et de ce guéret, revenez dans un quart d’heure et notre gallinacé a déjà repris possession de son bien : plus vous le dérangez, le délogez et plus ce quartier lui plaît : un vrai français de souche !

Le trialer est donc le meilleur allié de la perdrix car il est son prédateur le plus inoffensif, son sparring partner : il la bloque, elle vole et il la regarde partir en espérant la retrouver le lendemain. Les chien s’entraînent et les territoires se repeuplent.

Le réflexe des chasseurs est de protéger leur territoire et d’en interdire jalousement l’accès aux autres mais ils se privent d’un formidable allié dans leur entreprise : le chien d’arrêt …Un territoire bien aménagé, piégé plus un dresseur qui entraîne et les densités explosent !

 

Il ne faut pas hésiter à utiliser cet argument, à la faire connaître et à encourager le monde de la chasse à  réfléchir à cette question pour ouvrir leurs territoires en premier lieu aux organisateurs de field-trial qui disent manquer de terrains et bien sur aux professionnels sérieux qui souhaitent entraîner dans de bonnes conditions en France.

Cet article fera sans doute débat mais il faut parfois savoir retourner la table pour découvrir des réponses tellement simples et originales à des problèmes en apparence opposés.

 

Thierry Hamon

Dresseur professionnel

Auteur du livre LE DRESSAGE MODERNE

06 07 56 42 68


Bonjour ,
vous avez normalement du entendre parler de l'évolution des pedigrees "enrichis" des chiens à partir de cette année. Ce nouveau document généalogique devait être complété des données de : cotation , santé(ADN , dyspl, etc) et performances(expo , travail) ; le rêve et de la couleur!
Et bien non !!
Changement de programme de dernière minute!!  :  "après réfléxion" ces données étant amenées à évoluer , ce sera un autre document qui va être ajouté.
Soit nous aurons donc:  d'un côté le Certificat de naissance (LOF) avec le minimum syndical soit : identification , nom du chien , date de naissance et numéro de LOF et puis le nouveau Certificat de performances des Ascendants : là, il y a tout ce qui est important !! ADN , cotations , dysplasie ,et résultats.
Le problème quel est-il ??
Ben , finalement ça fait juste un document essentiel en plus , au lieu de regrouper , on divise...(pourtant sur les pedigrées "d'avant" ça évoluait car les cotations et le reste ne posaient pas de problème!!..)
Mais aussi et surtout: c'est payant!!!  (soit à partir du 1er juin) 
La SCC aurait pu simplement augmenter un peu l'inscription de portée et tout le monde aurait eu les 2 documents...??
Nous avons la chance d'en avoir reçu une série d'une portée de début d'année!!!  (Gratuitement pour l'instant!)
Et faudra pas oublier de les demander lors de l'inscription de portée en cochant la bonne case ,sinon.... vous n'aurez pas le joli doc bleu!!
Quand on sait que la majorité des chiots naissent en été.... (surtout chez nos chasseurs...) ça va faire bizarre à certains.
Alors que conclure : bravo la SCC , d'aider les éleveurs !!  à ne plus rien y comprendre
En voulant améliorer  de compliquer davantage.
On y a cru à ce Pedigrée de rêve... Document indispensable pour tout éleveur digne de ce nom.
Bien cordialement à tous ,
une éleveuse déçue , mais qui fera avec ! Corinne Pressac.


Objet: Tr : Lettre à Nicolas HULOT de Bernard DEBRE
Ancien Ministre Député de Paris

Cher Monsieur,

Comme beaucoup, j'ai vibré à vos aventures.
Ces spectacles, télévisés étaient merveilleux.
Ils révélaient la nature brute, les hommes, les animaux, je sais les difficultés que vous avez rencontrées pour accéder aux plus hauts pics des montagnes ou aux sources des fleuves les plus encaissés. La terre est d’une telle beauté, il faut bien évidemment la conserver.
Cela dit, heureusement que vous aviez à votre disposition les matériels les plus modernes (hélicoptères, avions et autres technologies de pointe).
Il faut aussi remercier ceux et celles qui vous ont aidé, comme EDF, Bouygues etc.…
C’est grâce à eux que votre fondation a pu vivre, heureusement pour nos yeux émerveillés. D’ailleurs personne ne critiquera votre salaire avoué de plus de 30 000 € par mois sans compter les produits dérivés issus des ventes et des droits…
J’aurais tant aimé continuer à vous voir !
En 2007, vous avez été tenté par la politique.
Heureusement, vous avez renoncé à vous lancer dans cette aventure, vous avez simplement fait signer à grand renfort de publicité et de caméras, comme vous savez si bien le faire, une Charte sur l’écologie, comme si le statut de vedette de télévision vous avait conféré celui de véritable gourou. D’ailleurs, j’imagine que ces signatures ont été données aussi pour le spectacle...
Pendant longtemps vous avez côtoyé les politiques. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont été vos amis, je ne vous ai jamais vu avec Mélenchon ou Besancenot…
Rarement avec Strauss Khan… Les connaissez-vous ?
Mais voici le drame : vous voulez vous présenter à la présidentielle.
Attention, ne confondez pas la notoriété télévisuelle avec l’affinité politique.
Vous n’allez pas concourir au 7 d’or en vous présentant à cette élection, elle ne se déroule pas à l’Olympia !
Ce n’est pas Drucker qui vous remettra le prix !
J’imagine que vous l’avez soupçonné en parlant social…
Puisque vous allez vous présenter « à gauche », il fallait bien répéter ce que diront vos amis, vos nouveaux amis !
J’attends avec impatience de vous voir aux côtés de l’extrême gauche !
Je ne sais pas ce qui a motivé votre soudaine décision, faire de la politique vous va comme une chaussette à un boa, comme des échasses à une girafe. Après cette aventure qui vous va si mal, je n’imagine pas que vous allez recommencer à faire de la télévision.
La France aura perdu un acteur, un metteur en scène, qui, un moment a joué un rôle qui ne lui allait pas.
C’est ainsi que les réputations s’écrasent sur des fautes irréfléchies ou peut être parce que l’ego devient démesuré !
Méfiez vous de la télévision, elle peut troubler les esprits !

Pr Bernard DEBRE
Ancien Ministre Député de Paris
 



 

 

FLASH INFO  EMANANT DE :  

Le RAC (Rassemblement Anti Chasse) condamné

 

On se souvient de la honteuse banderole « Au royaume des assassins le chasseur fait Führer » déployée le 13 septembre 2009 par le RAC à Ressons sur Matz en Picardie, lors d’une fête de la chasse !

 

La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Oise avait immédiatement assigné en justice ce groupuscule anti-chasse. Le tribunal de Compiègne avait alors en Mars dernier, relaxé le RAC qui se défendait sans rire d’être l’auteur de cette ignominie. (ce n’est pas moi c’est l’autre)

 

Fort heureusement, sur un appel de la Fédération, le tristement célèbre Martial Mouqueron, délégué régional du RAC, vient d’être condamné au nom de son mouvement, à verser 6 000 euros de dommages et intérêts à la Fédération des Chasseurs et 1 500 euros d’amende pénale ! La Cour d’Amiens a fort justement considéré que « le parallèle établi par le slogan, de façon certes allusive, entre les chasseurs d’une part, Adolf Hitler et ses émules d’autre part, avait bien pour but de stigmatiser les chasseurs et de jeter sur eux discrédit et désapprobation dans des modalités caractérisant une diffamation pénalement répréhensible ».

 

Lorsqu’à court d’arguments on est réduit à l’injure ou la violence verbale, il faut accepter d’en payer le prix !!


Organiser un TAN un concours ou toutes autres manifestation c'est prendre le risque de tout voir mettre à mal par des comportements irresponsables qu'ils émanent d'amateurs ou de professionnels.

J'ai  volontairement supprimé les noms qui permettraient de reconnaître l'indélicat qui a provoqué le courrier que j'ai reçu.

Jean-Claude PIAT

 

Monsieur,

Monsieur le Président de l’ACCA de ************* vient de m’informer par téléphone, qu’il vous a surpris accompagné d’un de vos client sur les terrains de la dite ACCA, entrainant votre ou vos chiens. Comme vous ne pouvez l’ignorer, entrainer sans autorisation sur les terrains d’autrui est un acte interdit, passible de sanctions. Monsieur le Président doit en informer la Garderie Fédérale afin que celle-ci verbalise.

En tant que délégué départemental du ********* j’en informe mon Président Monsieur *************, afin que le CLUB du ************ décide des sanctions à prendre à votre sujet. Je tiens personnellement à vous signaler que les terrains que vous avez utilisés, dénommés ********* sont en zone NATURA 2000 , il m’a fallu presque 6 mois de négociations avec les différents organismes départementaux et communaux afin d’obtenir les autorisations nécessaires pour pouvoir y réaliser notre T.A.N. Votre acte irréfléchi et inadmissible de la part d’un professionnel remet en question tout le travail effectué à ce jour. Cela faisait une quinzaine d’année que n’avait pu avoir lieu sur ces terrains de manifestation canine, ceci dû, à des entrainements illégaux. Si le cas devait se reproduire, j’espère que vous réalisez la gravité de vos actes, ce dont je doute. 

Le délégué de la race

Copie jointe à :

                       Monsieur le Président de la Société Canine ********

                       Monsieur le Président du C.S.A

                       Monsieur le Président du Pointer Club

                       Monsieur le Président des Dresseurs Professionnels

                       Monsieur le Président A.C.C.A. de *******

                       Monsieur le Président du SYNDICAT d *******  


Il y a beaucoup de gens dont la faculté de parler ne vient que de l'impuissance de se taire.

Cyrano de Bergerac